FIG. 103Promenades
Sagrada Família : pourquoi ses colonnes se ramifient
Dans la Sagrada Família, les colonnes se ramifient comme des arbres à 45 m, tandis que le soleil déplace une lumière bleue et orange sur le sol.
Cet appareil ne peut pas afficher le modèle 3D. Les étapes de la visite ci-dessous se lisent sous forme de texte.
1 / 16 La lumière sur le solVous êtes à l’intérieur, près de l’entrée principale. Regardez le sol : à mesure que le soleil se déplace, la lumière bleue de la Nativité et orange de la Passion glisse sur la pierre. Levez les yeux vers les ramifications.
Faites glisser pour tourner. Molette ou pincement pour zoomer.
Ce que vous allez parcourir
Les colonnes de la Sagrada Família se ramifient pour conduire le poids des voûtes vers le sol, tandis que les tribunes des chanteurs se trouvent à 15 m. La plupart des photographies montrent l’extérieur : de hautes flèches ajourées au-dessus des toits de Barcelone, accompagnées de grues. À l’intérieur, les colonnes ne restent pas droites comme les piles d’une cathédrale gothique. Elles s’inclinent et, vers le sommet, se divisent en branches qui rejoignent les voûtes, donnant à la nef l’allure d’une forêt de pierre. Par beau temps, les vitraux projettent une lumière bleue au sol le matin et orange le soir, et les couleurs se déplacent sur la pierre au fil des heures.
Cette exposition est une maquette simplifiée et parcourable de la basilique et de son îlot. Vous pouvez traverser la nef, monter aux tribunes des chanteurs à 15 m, rejoindre les passerelles entre les tours centrales à 85 m du sol, descendre au musée où se trouve une copie de la maquette suspendue de Gaudí et visiter la crypte où il est enterré. Un curseur reconstruit l’église depuis la première pierre de 1882 jusqu’à l’extérieur de la tour de Jésus-Christ, terminé en février 2026, puis passe à la façade principale prévue. Un curseur de l’heure déplace le soleil au-dessus de Barcelone et, avec lui, la lumière colorée.
Les chiffres de la scène proviennent des livrets et des actualités de la basilique, de l’UNESCO et de recherches publiées sur la conception des structures de Gaudí. La forme de la maquette est plus simple que le bâtiment réel. Lorsqu’elle doit choisir une dimension non donnée par les sources, comme la longueur des bras du transept, l’épaisseur d’un mur ou la hauteur exacte de chaque clocher, la scène indique une valeur de maquette. Les personnes sont des mannequins lisses, sans visage.
Les dix premières secondes
L’exposition s’ouvre juste après l’entrée principale, face à la nef et à l’autel. Pendant les premiers instants, le soleil parcourt une journée en accéléré. D’abord, le soleil bas du matin traverse les fenêtres de la Nativité et dépose des taches bleues et vertes sur le sol et les bases des colonnes. L’après-midi, il a tourné vers l’ouest, côté Passion, et les taches deviennent rouges et orange. Déplacez-vous ou regardez autour de vous : l’accéléré s’arrête à cet instant et vous contrôlez désormais l’heure.
La lumière n’est pas peinte. La maquette connaît la position de Barcelone, calcule celle du soleil à l’heure et au jour choisis et projette dans cette direction la couleur de chaque fenêtre sur le sol. Un soleil bas étire les taches loin dans la nef ; un soleil haut d’été les raccourcit près des murs.
Son emplacement
La basilique occupe un îlot de l’Eixample de Barcelone, quadrillage d’îlots aux angles coupés tracé au 19e siècle. Ses trois façades donnent sur trois rues. La Nativité se trouve sur Carrer de la Marina, tournée vers le nord-est et le soleil du matin. La Passion est sur Carrer de Sardenya, vers le sud-ouest et le soir. La Gloire, entrée principale, se trouve sur Carrer de Mallorca et regarde la mer. L’abside ferme l’église sur Carrer de Provença.
Dans la maquette, les deux places voisines sont représentées comme des parcs : Plaça de Gaudí devant la Nativité, avec un bassin reflétant la façade, et Plaça de la Sagrada Família côté Passion. Les maisons alentour sont de simples volumes. Utilisez le plan dans le coin pour rejoindre n’importe quel endroit.
Des dimensions issues d’une seule longueur
Presque toutes les dimensions principales de la Sagrada Família sont des multiples de 7,5 m. Le livret sur l’intérieur les énumère. Les tribunes au-dessus des nefs latérales sont à 15 m, les voûtes latérales à 30 m, celles de la nef centrale à 45 m, la croisée à 60 m et l’abside à 75 m. En plan, les nefs latérales totalisent 30 m de largeur, la nef centrale 15 m, et l’intérieur mesure 90 m de long de la porte au fond de l’abside.
Les tours suivent la même règle. Celle de Jésus-Christ mesure 172,5 m, soit 23 fois 7,5 m. Les quatre tours des évangélistes mesurent 135 m, soit 18 fois le module. Celle de la Vierge Marie atteint 138 m. Les douze clochers des apôtres mesurent entre 98,5 et 120 m. Une fois achevée, la basilique comptera 18 tours : douze pour les apôtres, quatre pour les évangélistes, une pour Marie et une pour Jésus.
Les voûtes s’élevant progressivement des portes vers l’abside, presque tout l’intérieur est visible depuis n’importe quel point des nefs. Marchez de l’entrée principale à la croisée : la voûte au-dessus de vous monte de 45 à 60 m.
Une église financée par des dons
La Sagrada Família n’a été commandée ni par un roi, ni par une ville, ni par un évêque. Josep Maria Bocabella, libraire barcelonais dévoué à saint Joseph, a fondé en 1866 une association spirituelle et une revue pour promouvoir cette dévotion. Avec le père Josep Manyanet, qui avait proposé un temple à la Sainte Famille, l’association entreprit de bâtir un temple expiatoire : payé par les dons des fidèles pour expier les péchés. Le 31 décembre 1881, elle acheta 12 800 m² de terrain dans la commune d’alors de Sant Martí de Provençals pour 172 000 pesetas. La basilique se construit toujours grâce aux dons et aux recettes des billets des visiteurs.
L’église de Villar et celle de Gaudí
Le premier architecte n’était pas Gaudí. L’architecte diocésain Francisco de Paula del Villar dessina une église néogothique avec des fenêtres ogivales, des contreforts et une flèche. Le 19 mars 1882, l’évêque Urquinaona posa la première pierre. Un an plus tard, Villar partit après des désaccords avec Bocabella. En 1883, le projet fut confié à un jeune architecte, Antoni Gaudí, qui travaillait encore sur d’autres bâtiments.
Gaudí conserva la crypte de Villar, déjà commencée, et son plan en croix latine. Il redessina tout ce qui devait s’élever au-dessus et continua de modifier le projet jusqu’à sa mort. En 1914, il abandonna tout autre travail pour se consacrer au Temple. Il y travailla 43 ans au total.
La crypte
La crypte fut la première partie construite, dès 1882, à 10 m sous terre. Son plan est un demi-cercle de 30 sur 40 m, avec cinq chapelles sur le côté rectiligne et d’autres dans la courbe. On y célèbre la messe depuis l’ouverture de la chapelle Saint-Joseph en 1885 ; la crypte fut achevée en 1889. Gaudí respecta ici le style néogothique de Villar, mais décora les chapiteaux de végétaux et plaça des reliefs de saints sur les clés de voûte. Celle de la voûte centrale, un relief polychrome de l’Annonciation de Joan Flotats, fait partie des trouvailles cachées.
Gaudí est enterré dans la crypte, dans la chapelle Notre-Dame du Carmel. La Nativité et la crypte sont les deux parties de la Sagrada Família inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, au sein des Œuvres d’Antoni Gaudí.
La façade de l’abside
Au-dessus de la crypte s’élève la façade de l’abside, construite de 1890 à 1893. Son plan, sept chapelles absidiales disposées en polygone, reste celui de Villar, mais le décor est de Gaudí. Les gargouilles évacuant l’eau de la toiture sont des animaux méditerranéens : escargots, lézards, grenouilles, crapauds et serpents. Le livret consacré à l’abside décrit cette façade comme le lieu où le style propre de Gaudí apparaît pour la première fois.
Construire en hauteur plutôt qu’en longueur
Gaudí savait qu’il ne verrait pas le Temple achevé. Plutôt que de faire monter toute l’église peu à peu, il décida de terminer une façade avec ses tours : la partie réalisable montrerait à ses successeurs comment poursuivre et rendrait l’abandon du projet plus difficile. Après la crypte et la façade de l’abside, il commença la Nativité en 1891. Ses successeurs gardèrent cette méthode : la Passion et ses tours dès 1954, les nefs à partir des années 1980, les tours centrales dès 2016.
La façade de la Nativité
La Nativité est la façade que Gaudí a vue la plus avancée. Elle célèbre la naissance de Jésus et la joie de vivre, avec une profusion de plantes et d’animaux : poules, canards, insectes, oiseaux, roses, lis, palmiers. Trois portails y sont ouverts, dédiés à l’Espérance, à la Charité et à la Foi, ainsi qu’à Joseph, Jésus et Marie. Des stalactites encadrent les portails et évoquent le froid de Noël. Nombre de figures ont été moulées sur des personnes et des animaux réels ; Gaudí essayait les versions en plâtre sur la façade avant la taille de la pierre.
Au-dessus du portail central pousse un cyprès en céramique verte, l’arbre de vie, abritant des colombes blanches et portant au sommet une croix, un X et une colombe. Plus bas figurent un pélican nourrissant ses petits, ancien symbole du don de la vie, et l’étoile de Bethléem au-dessus du groupe de la Nativité.
Deux colonnes séparent les portails. Celle côté mer porte le nom de Joseph et repose sur une tortue marine ; celle côté montagne porte le nom de Marie et s’appuie sur une tortue terrestre. Aux deux extrémités de la façade descendent des caméléons. Le livret explique que tortues et caméléons fuient le mal. Les portes des trois portails, couvertes de plantes et d’insectes, sont du sculpteur japonais Etsuro Sotoo et furent posées en 2014 et 2015. Sotoo a aussi sculpté les anges chanteurs et musiciens dont les modèles en plâtre furent perdus pendant la guerre.
À l’extrémité nord, à la base du clocher de Matthias, se trouve le portail du Rosaire, terminé en 1899, le seul que Gaudí ait vu achevé. Une sculpture surprend les visiteurs : un diable offrant à un ouvrier une bombe Orsini, du type utilisé alors dans les attentats à Barcelone. Elle représente le péché de violence ; une scène correspondante montre la cupidité.
Les Écoles
En 1909, Gaudí dessina et construisit une école provisoire sur le chantier, à l’angle de Carrer de Sardenya et de Carrer de Mallorca, pour les enfants du quartier et des ouvriers. Ses murs et son toit de brique ondulent comme une feuille de papier. Le toit est formé de conoïdes : des droites vont d’une poutre centrale au sommet des murs et, comme les murs ondulent, la toiture ondule aussi, donnant de la rigidité à une mince coque de brique. Josep Maria Adell, qui a étudié le bâtiment, lui attribue environ 24 m de long, 12 m de large et 6 m de haut. Gênant l’extension du Temple, il fut ensuite déplacé ; une réplique fut construite en 2002 pour préparer le déplacement. La maquette le conserve à son premier emplacement.
Une tour
Le premier clocher, dédié à saint Barnabé, fut terminé en 1925. Ce fut la seule tour que Gaudí vit achevée. En juin 1926, il fut renversé par un tramway et mourut quelques jours plus tard, le 10 juin. Il fut enterré dans la crypte. Son disciple Domènec Sugranyes termina en 1930 les trois autres tours de la Nativité, dédiées à Simon, Jude Thaddée et Matthias.
Réglez le curseur sur 1926 pour voir ce que Gaudí laissa : la crypte, la façade de l’abside, la Nativité avec un clocher terminé et trois en cours, les Écoles et l’atelier où il conservait dessins et maquettes. Les nefs, les autres façades et les tours centrales n’existaient pas.
1936
En juillet 1936, au début de la guerre civile espagnole, le Temple fut vandalisé. L’atelier fut incendié, les plans et photographies brûlèrent et les modèles en plâtre furent brisés. C’est l’idée reçue centrale de l’exposition : la plupart des dessins de Gaudí pour la Sagrada Família n’existent plus.
Les travaux continuèrent pourtant. Dès 1939, Francesc de Paula Quintana les dirigea avec les éléments sauvés de l’atelier et les plans et photographies déjà publiés. Certains modèles en plâtre furent réassemblés à partir des fragments. Les disciples de Gaudí avaient également publié son programme pour le Temple, et ces albums servent encore aujourd’hui. Dans la maquette, l’année 1936 montre l’atelier noirci, d’où monte de la fumée.
La maquette suspendue
La maquette la plus connue de l’histoire de Gaudí est suspendue à l’envers. Des fils pendent d’une planche, lestés de petits sacs de grenaille de plomb. Chaque fil, tiré par ses sacs, adopte la forme qui porte sa charge par traction seule. Retournez l’image : chaque fil qui tirait pousse désormais. Les fils deviennent des arcs, colonnes et voûtes portant les mêmes charges par compression. Gaudí l’étudiait au moyen de photographies retournées.
L’idée est plus ancienne que Gaudí. En 1675, Robert Hooke publia sous forme d’anagramme la règle « comme pend la ligne flexible, ainsi, mais inversé, tiendra l’arc rigide ». Ce que Santiago Huerta, historien des structures, juge original chez Gaudí, c’est de fonder tout le projet d’un bâtiment sur l’équilibre et d’utiliser des maquettes suspendues en trois dimensions pour des édifices voûtés entiers.
Ici encore, une idée reçue doit être corrigée. Gaudí réalisa sa grande maquette suspendue pour une autre église, à Colònia Güell, village d’ouvriers du textile près de Barcelone ; seule sa crypte fut construite. La maquette du musée de la Sagrada Família est une reproduction de 1983, l’original ayant disparu. Comme l’explique la basilique, les idées testées là-bas, telles les colonnes inclinées et ramifiées et les surfaces de paraboloïdes hyperboliques, passèrent à la Sagrada Família. Huerta précise que, pour celle-ci, Gaudí abandonna les modèles funiculaires et résolut la structure par la géométrie et la statique graphique.
Faire vous-même les calculs
Le laboratoire de la chaîne suspendue permet de chiffrer ce que font les fils. Une chaîne pend entre deux points distants de 1 m. Vous choisissez sa longueur et son poids et accrochez jusqu’à deux sachets où vous voulez. La maquette divise la chaîne en maillons égaux et recherche la traction horizontale H et la traction verticale à chaque point qui placent exactement le dernier maillon sur le second point. C’est le polygone funiculaire des charges. Sans sachet et avec de nombreux maillons, il coïncide avec la chaînette, la courbe y = c cosh(x / c), à une fraction de millimètre près.
Trois essais sont utiles. D’abord, accrochez un sachet lourd hors du centre : la chaîne forme un angle à cet endroit. Retourné, cet angle indique où un arc portant ce poids doit avoir une pointe, ce qui explique pourquoi les arcs de Gaudí sont rarement ronds. Ensuite, appuyez sur « Doubler tous les poids » : les forces doublent, mais la forme ne bouge pas, car elle dépend seulement de leur répartition. Enfin, retournez la chaîne et lisez la note : un arc semi-circulaire de même portée doit avoir une épaisseur d’au moins 10,75% de son rayon pour contenir une ligne de poussée, résultat obtenu par Milankovitch en 1907 et cité par Jacques Heyman. La chaîne retournée est sa propre ligne de poussée et peut donc, en principe, être très mince.
La maquette tridimensionnelle du musée fonctionne pareil. Ses fils sont calculés par la méthode des densités de force, qui transforme l’équilibre de chaque nœud en somme linéaire. Changez le poids des sachets : tout le réseau s’abaisse ; retournez-le et il se dresse sur son reflet comme une petite église.
Des droites qui dessinent des courbes
Dans les dernières années de sa vie, Gaudí conçut avec une petite famille de surfaces réalisables à partir de droites : l’hyperboloïde, le paraboloïde hyperbolique, l’hélicoïde et le conoïde. Un hyperboloïde ressemble à une tour de refroidissement : prenez deux cercles superposés, reliez des points par des droites puis tournez le cercle supérieur ; les droites dessinent une taille. Un paraboloïde hyperbolique est une selle formée par deux familles de droites entre deux bords non coplanaires. Un hélicoïde est la surface en torsion d’un escalier en colimaçon.
Ces surfaces sont courbes, mais un maçon ou un charpentier peut les tracer avec des règles droites ; elles sont rigides pour leur épaisseur. À la Sagrada Família, les voûtes sont des hyperboloïdes entrecroisés dont les ouvertures servent de lanterneaux ; les clochers contiennent des escaliers hélicoïdaux et les fenêtres des façades sont aussi des hyperboloïdes. Le laboratoire de géométrie dessine chaque surface à partir de ses droites et permet de la tordre.
Les colonnes arborescentes
Les colonnes sont l’invention la plus connue de Gaudí à l’intérieur. Il voulait évoquer une forêt et fit travailler ses colonnes comme des arbres. Chacune part d’une base étoilée, monte en fût, atteint un nœud puis se divise en branches transmettant directement au sol les charges des voûtes, fenêtres et toitures. La plupart sont inclinées. Gaudí estimait qu’une colonne correctement inclinée est plus stable qu’une verticale, car elle peut suivre la direction de la charge.
Les fûts correspondent à ce que Gaudí appelait les colonnes à double torsion. Prenez une section étoilée et tournez-la dans un sens en montant, puis la même étoile dans l’autre : la colonne est la partie commune aux deux. Lorsque les torsions augmentent, les pointes se multiplient et la section s’arrondit ; un carré ou une étoile au pied devient presque un cercle en hauteur. Le laboratoire montre les deux étoiles et leur intersection pour 6, 8, 10 et 12 pointes.
Le blog de la basilique expose les règles laissées par Gaudí. La hauteur de chaque colonne en mètres jusqu’au nœud vaut le double du nombre de pointes de son étoile ; la hauteur de sa base en décimètres égale ce nombre. Les quatre colonnes de la croisée, à douze pointes, atteignent donc 24 m jusqu’aux nœuds. La pierre suit la charge. Celles à douze pointes sont en porphyre rouge, la pierre la plus résistante utilisée ; celles à dix pointes autour de la croisée en basalte noir ; celles à huit pointes dans la nef centrale en granit gris ; celles à six pointes dans les nefs latérales en grès. Les couleurs vues en parcourant la nef indiquent la charge de chaque colonne.
Les nœuds de la nef centrale et de la croisée contiennent des lampes, certaines avec des écussons de diocèses. Les quatre colonnes centrales portent les symboles des évangélistes. Dans la maquette, chaque colonne possède quelques grosses branches se divisant encore sous la voûte ; la ramification réelle est plus variée.
Existe-t-il des soutiens extérieurs ?
Les cathédrales gothiques comptent sur des arcs-boutants extérieurs pour reprendre la poussée des voûtes. Gaudí les appelait des béquilles, et les livrets de la basilique disent que ses colonnes arborescentes les rendaient inutiles, libérant les murs pour les fenêtres. Activez « Descente des charges » : des traits rouges suivent les charges des voûtes aux branches et aux fûts, puis au sol.
L’étude de Huerta nuance cette lecture : dans les coupes et une maquette du toit, il repère des contrebutements « cachés » reprenant une partie de la poussée et note que le poids des frontons et des remplages de fenêtres en équilibre une bonne part. Les deux lectures sont proches, mais ne sont pas identiques ; l’exposition présente les deux.
Voûtes, lanterneaux et or
Les voûtes sont hyperboliques : des hyperboloïdes entrecroisés dont les ouvertures laissent entrer la lumière d’en haut. Il y a 289 lanterneaux. Les voûtes latérales sont en béton blanc apparent. Celles de la nef centrale, de la croisée et de l’abside sont des voûtes catalanes, de minces couches de briques plates suivant les droites des hyperboloïdes, avec entre elles des triangles de verre vénitien vert et doré, comme des feuilles de palmier.
Les nefs latérales furent terminées en 1996, à 30 m ; la nef centrale fut fermée en 2000, à 45 m. Le grand hyperboloïde de l’abside, à 75 m, fut achevé en 2010. À son sommet, un triangle de mosaïque dorée traversé d’un cercle représente Dieu créateur ; on le voit depuis l’entrée principale. Au-dessus de la croisée, à 60 m, des rayons dorés entourent l’hyperboloïde central.
Lumière et couleur
Gaudí laissa des consignes plutôt que des dessins pour les vitraux. Ceux des nefs latérales devaient être sombres en bas et plus clairs en montant ; les fenêtres supérieures de la nef centrale devaient être transparentes pour mettre en valeur les voûtes et leur hauteur. Le peintre Joan Vila-Grau commença les vitraux en 1999 et y travailla plus de vingt ans avec du verre au plomb. Il mourut en 2022.
Le livret et le blog expliquent les couleurs. La Nativité regarde le matin et possède des tons froids, bleus et verts. La Passion regarde le soir et abonde en rouges et en oranges. Les chapelles de l’abside suivent un dégradé conçu pour la prière recueillie.
La maquette calcule la lumière étape par étape. Elle prend le jour choisi, solstice d’hiver, équinoxe, solstice d’été ou aujourd’hui, et l’heure à Barcelone, puis détermine la hauteur et la direction du soleil avec les équations solaires de la NOAA. Elle oriente la basilique à 45 degrés du nord, ses façades regardant le nord-est, le sud-ouest et le sud-est : le soleil matinal entre par la Nativité, celui de l’après-midi par la Passion. Le contour de chaque fenêtre est projeté au sol selon la direction solaire et teinté de sa couleur. Dans les ombres de la maquette, les vitraux colorés sont opaques à la lumière blanche et les fenêtres hautes transparentes la laissent passer ; le sol montre donc les deux.
La façade de la Passion
La façade sur Carrer de Sardenya raconte les derniers jours de Jésus. Dans un dessin de 1917, Gaudí la décrit sévère et dépouillée, « comme faite d’os », avec des ombres profondes. Ses fondations furent posées en 1954 et ses quatre clochers, dédiés à Jacques le Mineur, Barthélemy, Thomas et Philippe, achevés dans les années 1970. Les livrets indiquent 1977 ; la page historique, 1976.
Six colonnes inclinées et évasées aux deux bouts, comme des os, portent le porche inférieur. Au-dessus, un fronton repose sur dix-huit autres colonnes et une corniche de prismes hexagonaux écrit « Iesus Nazarenus, Rex Iudaeorum ». En 2018, une croix de 7,5 m de haut, 4,25 m de large et 18 tonnes fut posée au sommet.
Les sculptures sont de Josep Maria Subirachs, qui les réalisa entre 1986 et 2010 dans son propre style anguleux. Elles suivent un parcours en S de la Cène, en bas à gauche, à la mise au tombeau, en haut. Près du baiser de Judas se trouve un carré magique : seize nombres dont les lignes, colonnes et diagonales donnent 33. Subirachs a repris le carré de Melencolia I d’Albrecht Dürer, aux sommes de 34, en répétant 10 et 14. Le blog de la basilique compte 310 façons de choisir des nombres donnant 33. Un évangéliste a le visage de Gaudí ; les soldats romains portent des casques en forme de cheminées de Casa Milà.
La façade de la Gloire
La façade principale, sur Carrer de Mallorca, sera la plus grande. Elle racontera l’histoire humaine, d’Adam et Ève au Jugement dernier, sous un porche monumental surmonté de 16 lanternes hyperboloïdes coiffées de cônes : sept sur un plan bas, neuf plus haut, jusqu’à 80 m. Sept colonnes extérieures porteront les dons du Saint-Esprit, les péchés capitaux et les vertus opposées. Quatre clochers, pour André, Pierre, Paul et Jacques le Majeur, s’élèveront derrière. Gaudí indiqua aussi l’emplacement voulu pour un grand escalier d’entrée.
Aujourd’hui, seule la porte centrale de Subirachs est en place : le Notre Père en catalan et « donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » en 50 langues, avec des poignées formant les initiales de Gaudí. Dans la maquette, la Gloire est un chantier avec des grues. La dernière position du curseur montre la façade projetée. Aucune date n’est fixée. Lors du permis de construire de 2019, le plan réservait le porche de la Gloire à une phase ultérieure.
Dix-huit tours
Toutes les tours ont un profil parabolique s’affinant vers la pointe. Les clochers sont faits de nervures verticales, en chaînette ou paraboliques, avec entre elles des dalles de pierre inclinées, les abat-sons, qui diffusent le son et protègent de la pluie. Les tours de la Nativité ont douze nervures, celles de la Passion 14 et celles de la Gloire en auront 20. Les tours de la Nativité partent d’une base carrée et deviennent rondes plus haut. Les clochers ont été conçus pour 84 cloches tubulaires. Chacun se termine par un pinacle couvert de verre vénitien coloré, avec les symboles d’un évêque : mitre, crosse et anneau.
Les six tours centrales sont des tours-lanternes. Leur forme vient de la sacristie occidentale, achevée vers 2017 : douze paraboloïdes entrecroisés se rejoignent en pointe sous une couronne de bronze, à 43 m, sur une base carrée de 18,55 m de côté. Gaudí conçut la sacristie en plâtre comme modèle des tours-lanternes. La tour de Jésus-Christ compte douze paraboloïdes comme la sacristie, celle de Marie 14 et chaque évangéliste huit. Les bases de la sacristie et des tours de Marie et de Jésus mesurent toutes environ 18 m de large. Elles sont construites en panneaux de pierre précontrainte, pierre et acier assemblés hors chantier puis levés niveau par niveau.
Les tours de Marie et des évangélistes sont achevées. Celle de Marie, 138 m, fut inaugurée le 8 décembre 2021 et son étoile éclairée. Luc et Marc furent terminées en 2022, Jean et Matthieu en 2023 ; chaque tour d’évangéliste mesure 135 m et se termine par son symbole : le bœuf de Luc, l’ange de Matthieu, le lion de Marc, l’aigle de Jean. À 85 m, les quatre sont reliées à la tour de Jésus-Christ par des passerelles, niveau accessible dans la maquette.
La tour de Jésus-Christ
La tour centrale fut construite en douze niveaux de panneaux. Les premiers furent posés le 16 octobre 2018, à 85 m du sol. Fin 2022, elle atteignait 125,85 m ; le dernier niveau fut achevé le 4 décembre 2024 à 142,5 m. Un pinacle de 29 m, commencé en mai 2025, surmonte les panneaux, portant « Tu solus Sanctus, tu solus Dominus, tu solus Altissimus » en céramique blanche émaillée parmi des palmes.
Le 30 octobre 2025, la pose du bras inférieur de la croix porta la tour à 162,91 m, dépassant les 161,53 m d’Ulm, plus haut clocher depuis 1890. Le 20 février 2026, le bras supérieur fut mis en place et la tour atteignit 172,5 m, faisant de la Sagrada Família la plus haute église du monde. La croix est tridimensionnelle, à quatre bras, haute de 17 m et large de 13,5 m, revêtue de verre et de céramique blanche émaillée pour briller jour et nuit. Dans son bras supérieur est suspendu un Agnus Dei de l’artiste italien Andrea Mastrovito.
Le 10 juin 2026, 100 ans après la mort de Gaudí, le pape Léon XIV (Léon le 14e) bénit la tour, qui fut éclairée pour la première fois. Les travaux intérieurs continuent en 2027 et 2028. Trois niveaux seront ouverts aux visiteurs : à 85 m, à 143 m et dans la croix.
Montjuïc et le module
Un récit souvent rapporté par les guides affirme que Gaudí garda la tour la plus haute juste sous Montjuïc, la colline au-dessus du port de Barcelone, car une œuvre humaine ne devait pas dépasser celle de Dieu. Les livrets de la basilique donnent une raison plus simple : 172,5 m font 23 fois 7,5 m, le module de tout le bâtiment. L’exposition présente le récit comme tel et le module comme la donnée sourcée.
Un permis après 137 ans
Le Temple demanda un permis en 1885, lorsque son terrain appartenait encore à Sant Martí de Provençals, aujourd’hui intégré à Barcelone. Il ne fut jamais régularisé. En octobre 2018, la basilique et la mairie signèrent un accord ; un plan spécial pour l’ensemble du projet fut approuvé en février 2019 et la ville accorda le permis en juin 2019, présenté à l’hôtel de ville en juillet. Après 137 ans, la Sagrada Família disposait d’un permis régulier. Réglez l’année sur 2019 pour ouvrir la fiche.
La construction aujourd’hui
Les matériaux sont ceux de Gaudí, les moyens sont nouveaux. La pierre des clochers de la Nativité et de la Passion est le grès de Montjuïc. Ses carrières sont fermées depuis longtemps et la seule pierre disponible vient de bâtiments anciens démolis ; d’autres grès et du granit servent donc aux fenêtres et à certaines parties des tours. Gaudí utilisait le béton armé aux pinacles de la Nativité ; les nefs sont construites avec ce matériau, conformément à ses indications. Des machines pilotées par ordinateur taillent la pierre, des coffrages en polyester, fibre de verre ou polystyrène sont moulés par ordinateur et de hautes grues lèvent des panneaux entiers. La maquette montre trois grues dans les années actuelles.
Le musée et l’atelier
Un musée consacré à l’histoire, à la technique et aux symboles du Temple ouvrit en 1961. Dans la maquette, il se trouve sous le côté Passion, avec des modèles en plâtre sur les tables, des fragments de 1936, une imprimante 3D et la maquette suspendue. Gaudí utilisait des modèles en plâtre à grandeur réelle et réduits ; l’atelier travaille toujours ainsi, désormais avec des logiciels de dessin paramétrique 3D et des imprimantes 3D.
Du temps de Gaudí, l’atelier se trouvait à l’angle de Carrer de Sardenya et de Carrer de Provença. La maquette l’y place de 1883 à l’incendie de 1936, puis le retire après 1939.
Année par année dans la maquette
Le curseur va de 1882 à 2026, puis passe au projet. Chaque partie apparaît à l’année indiquée par les sources. Lorsqu’elle fut construite sur plusieurs années, comme la Nativité de 1891 à 1930, les nefs latérales jusqu’en 1996 ou la centrale jusqu’en 2000, elle s’élève progressivement. Les clochers croissent linéairement entre le début et la fin des travaux de leur façade ; les hauteurs intermédiaires sont estimées. Les tours centrales suivent les hauteurs datées des actualités de la basilique, reliées par des droites : pour Jésus-Christ, 85 m en octobre 2018, 125,85 m fin 2022, 135 m fin 2023, 142,5 m en décembre 2024, 162,91 m en octobre 2025 et 172,5 m en février 2026. Le panneau indique lorsqu’une hauteur se situe entre deux points datés.
Le panneau « Moi » prend votre année de naissance et montre la basilique à cette date : combien de tours étaient achevées et quelle était la hauteur maximale.
Les différences avec la réalité
- Le plan est simplifié. La nef mesure 45 m de large et 30 m de long avant le transept, dont les bras totalisent 60 m ; l’abside est un simple demi-cercle. L’église réelle a davantage de travées et un contour plus complexe.
- Les murs sont lisses et percés de simples fenêtres cintrées. Les façades latérales réelles sont couvertes de remplages, pinacles et sculptures.
- Les colonnes suivent les règles de hauteur et de pierre de Gaudí, mais possèdent toutes la même ramification simple. Les branches réelles varient d’une colonne à l’autre.
- Les clochers sont placés et dimensionnés comme valeurs de maquette dans la plage officielle de 98,5 à 120 m.
- Les sculptures sont suggérées par des formes. Les figures sont sans visage, y compris celle à laquelle Subirachs donna le visage de Gaudí.
- Le musée, le couloir et la crypte sont agencés pour la promenade, sans relevé de mesures.
- La lumière colorée projette chaque fenêtre sur le sol ; la lumière qui tomberait sur les murs et colonnes est omise.
- La maquette suspendue du musée est un petit réseau suivant le principe de Gaudí, pas une copie de ses fils.
Se déplacer
Faites glisser pour regarder ; marchez avec WASD ou les flèches, maintenez Maj pour accélérer ou cliquez sur le sol pour y aller. Sur téléphone, le pouce gauche déplace et le droit oriente la vue. « Vue d’en haut » vous élève à 60 m au-dessus de la ville. Les boutons de niveau mènent au sol, aux tribunes du chœur, au musée et à la crypte, ainsi qu’aux passerelles à 85 m ; des escaliers et un point d’ascenseur dans l’église font de même. Le plan du coin montre votre position ; cliquez pour vous déplacer ailleurs.
Défis, trouvailles et fiches
Il y a 13 défis, de la hauteur maximale au carré magique, résolus dans la maquette ou un laboratoire. Il existe 22 trouvailles cachées, des deux tortues à l’étoile de Marie, ouvrant une fiche quand vous les regardez de près, et dix fiches d’idées reçues s’ouvrant au lieu ou à l’année qui les dément. Le guide répertorie 130 éléments avec recherche et filtres ; chaque fiche renvoie à ses sources. Étoiles et trouvailles sont conservées dans votre navigateur.
Questions
Pourquoi la Sagrada Família prend-elle autant de temps ?
Elle est financée par les dons et les billets, a été conçue pour plusieurs générations de bâtisseurs et est très grande et complexe. Les travaux se sont arrêtés ou ont ralenti pendant la guerre civile et les années suivantes, puis en 2020 lors de la pandémie. Gaudí savait qu’il ne la verrait pas terminée.
La Sagrada Família est-elle achevée ?
Non. Les six tours centrales étaient l’étape de 2026 et l’extérieur de la tour de Jésus-Christ fut achevé le 20 février 2026. Ses travaux intérieurs continuent en 2027 et 2028. La Gloire, avec quatre clochers supplémentaires, n’a pas de date d’achèvement.
Quelle est la hauteur de la Sagrada Família ?
Son point culminant, le sommet de la croix de Jésus-Christ, atteint 172,5 m. C’est la plus haute église du monde. La tour de Marie mesure 138 m et les quatre évangélistes 135 m.
Est-elle plus haute que la tour d’Ulm ?
Oui, depuis le 30 octobre 2025, lorsque le bras inférieur de la croix porta la tour à 162,91 m. Celle d’Ulm mesure 161,53 m.
Combien aura-t-elle de tours ?
Dix-huit : douze clochers pour les apôtres, quatre tours pour les évangélistes, une pour Marie et une pour Jésus. En 2026, 14 étaient debout ; les quatre de la Gloire restent à construire.
Gaudí a-t-il laissé des plans complets ?
Non. Il modifia le projet jusqu’à sa mort et la plupart des plans, photographies et modèles de son atelier furent brûlés ou brisés en 1936. Les travaux continuèrent avec les éléments sauvés, les plans et photographies publiés et les modèles réassemblés.
Gaudí l’a-t-il conçue avec une chaîne suspendue ?
Pas directement. Sa célèbre maquette suspendue concernait Colònia Güell. Les idées testées là-bas passèrent à la Sagrada Família, qu’il résolut par la géométrie et la statique graphique. Celle du musée est une reproduction de 1983.
Pourquoi les colonnes se ramifient-elles ?
Pour que les charges des voûtes descendent directement par les branches et colonnes jusqu’au sol, sans arcs-boutants extérieurs, et pour vitrer les murs. Gaudí voulait aussi un intérieur semblable à une forêt.
Pourquoi les colonnes ont-elles des couleurs différentes ?
La pierre suit la charge. Le porphyre rouge porte le plus à la croisée, puis viennent le basalte noir, le granit gris et, dans les nefs latérales, le grès. Chaque type possède aussi un nombre de pointes et une hauteur différents.
Pourquoi la lumière est-elle bleue d’un côté et orange de l’autre ?
Les vitraux de la Nativité, face au soleil du matin, ont des couleurs froides. Ceux de la Passion, face au soleil du soir, sont rouges et orange. Joan Vila-Grau les réalisa selon les indications de Gaudí.
Qui a créé les vitraux ?
Joan Vila-Grau, dès 1999 pendant plus de vingt ans, avec du verre au plomb.
Est-ce une cathédrale ?
Non, c’est une basilique. Le pape Benoît XVI (Benoît le 16e) la consacra le 7 novembre 2010 et la nomma basilique mineure. La cathédrale de Barcelone est une autre église.
Où Gaudí est-il enterré ?
Dans la crypte de la Sagrada Família, dans la chapelle Notre-Dame du Carmel.
La Sagrada Família avait-elle un permis de construire ?
Elle en demanda un en 1885, mais la mairie de Barcelone ne délivra un permis régulier qu’en 2019, 137 ans après la première pierre.
Qu’est-ce que le carré magique de la Passion ?
Une grille de quatre cases sur quatre de Subirachs, adaptée de Melencolia I de Dürer, dont chaque ligne, colonne et diagonale donne 33.
Quelles parties sont au patrimoine mondial ?
La Nativité et la crypte, construites sous Gaudí, font partie des Œuvres d’Antoni Gaudí, inscrites par l’UNESCO en 1984 puis étendues en 2005.
Vocabulaire
- Basilique : titre donné par le pape à une église importante. La Sagrada Família est une basilique mineure.
- Temple expiatoire : église construite par des dons pour expier les péchés.
- Crypte : église ou chapelle sous l’église principale.
- Abside : extrémité de l’église contenant l’autel.
- Nef : corps longitudinal de l’église ; la Sagrada Família en possède cinq.
- Transept : bras qui croise la nef.
- Croisée : rencontre de la nef et du transept.
- Narthex : porche devant la porte d’une église.
- Module : longueur dont les dimensions principales sont des multiples ; ici 7,5 m.
- Chaînette : courbe d’une chaîne suspendue ; retournée, un arc portant son poids par compression.
- Forme funiculaire : forme prise par un fil sous des charges données.
- Ligne de poussée : parcours des forces dans un arc.
- Hyperboloïde : surface courbe faite de droites, avec une taille resserrée.
- Paraboloïde hyperbolique : surface en selle faite de droites.
- Hélicoïde : surface en torsion d’un escalier en colimaçon.
- Conoïde : surface de droites allant d’un bord droit à un bord courbe.
- Colonne à double torsion : colonne de section étoilée tournée dans les deux sens, s’arrondissant en montant.
- Trencadís : mosaïque de fragments de céramique ou de verre.
- Abat-sons : dalles inclinées du clocher diffusant le son et arrêtant la pluie.
- Voûte catalane : voûte mince de briques plates posées en couches.
- Pierre précontrainte : panneaux de pierre maintenus par de l’acier.
Sources
- Fundació Junta Constructora del Temple Expiatori de la Sagrada Família. History of the Temple. https://sagradafamilia.org/en/history-of-the-temple (checked 19 October 2026)
- Sagrada Família. Information booklet 1: Meaning of the Sagrada Família (edition 02/2026). https://sagradafamilia.org/documents/20142/1693659/SF_Booklet_01_20260227_digital_AF.pdf/a44dfe77-d5af-412f-0657-e203984acd73
- Sagrada Família. Information booklet 2: Brief history of Temple construction. https://sagradafamilia.org/documents/20142/1693659/SF_Booklet_02_20260227_digital_AF.pdf/0d058812-40b3-3329-445e-6a8c9edd3315
- Sagrada Família. Information booklet 3: Gaudí and his followers. The workshop. https://sagradafamilia.org/documents/20142/1693659/SF_Booklet_03_20260227_digital_AF.pdf/69bd64ad-a6e1-aaeb-63e7-2b71dcec12b5
- Sagrada Família. Information booklet 4: Architecture of the Sagrada Família. https://sagradafamilia.org/documents/20142/1693659/SF_Booklet_04_20260227_digital_AF.pdf/6887364b-2f83-e9ae-006f-b3d08fba4428
- Sagrada Família. Information booklet 5: Crypt, apse façade and Chapel of the Assumption. https://sagradafamilia.org/documents/20142/1693659/SF_Booklet_05_20260227_digital_AF.pdf/c340aa2a-6e6f-9a66-cee1-a85808d77c80
- Sagrada Família. Information booklet 6: Nativity façade, cloister and portal of the Rosary. https://sagradafamilia.org/documents/20142/1693659/SF_Booklet_06_20260227_digital_AF.pdf/df0f7f01-0ebc-3bae-02a2-2e591e41a2ed
- Sagrada Família. Information booklet 7: Passion façade, cloister and sacristy. https://sagradafamilia.org/documents/20142/1693659/SF_Booklet_07_20260227_digital_AF.pdf/e90939fd-d839-84dd-e6fb-d978903421f6
- Sagrada Família. Information booklet 8: Glory façade, Baptistery and Chapel of Penitence and the Sacrament. https://sagradafamilia.org/documents/20142/1693659/SF_Booklet_08_20260227_digital_AF.pdf/5b1ae4de-8917-2c03-b419-9d28450194c7
- Sagrada Família. Information booklet 9: Interior of the Basilica. https://sagradafamilia.org/documents/20142/1693659/SF_Booklet_09_20260227_digital_AF.pdf/96d648e4-1172-58bd-fa7b-886ebb516b36
- Sagrada Família. Information booklet 10: Bell towers, lanterns and sacristies. https://sagradafamilia.org/documents/20142/1693659/SF_Booklet_10_20260227_digital_AF.pdf/b2061581-3ab8-b179-44b6-7825004f4162
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